CORRESPONDANCE UNITARIENNE

Réseau francophone animé par la
Fraternité unitarienne de Bordeaux

 

Octobre 2006 n° 60
 

 

 

 

Sommaire

 

- Michel Servet à Paris

- Bibliographie
- SHPF
- Articles sur M. Servet
- Les témoins de Jéhovah
- Articles récents en espagnol

- Libres propos
- Avis de lecteurs
- Musuman ? Chrétien

- Informations
- Chrétiens unitariens en Afrique
- Antisémitisme
- Mariage UU à Paris

 

   

 

 

 

   

 

Michel Servet à Paris
Une statue comme point de ralliement

Actualités
unitariennes

 

 

Discours de Jean-Claude Barbier en hommage à Michel Servet,
prononcé le dimanche 5 mars 2006, en présence de Jean-Paul Millet,
adjoint au maire du XIVème arrondissement de Paris,
et d’une délégation de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU)

Monsieur le représentant du Maire,
Chères Amies, Chers Amis

Nous voici au pied d’une statue de Michel Servet afin de lui rendre hommage. Nous voici ici en petite délégation avec des lumignons et des fleurs, au nom d’une association L’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens qui fut fondée en 1996 et dont le premier président d’honneur fut le savant et protestant libéral Théodore Monod. Au nom aussi de la vingtaine de participants qui participèrent à un culte libre que nous avons organisé ce matin et où nous avons partagé les fleurs que nous amenons ici ; où nous avons également partagé nos paroles, exprimées et écoutées, et le pain et le vin en mémoire de Jésus.

Une stèle expiatoire avait été érigée en 1903, à l’initiative des calvinistes de Genève, au flanc de la colline de Champel où Michel Servet fut brûlé vif à l’instigation de Jean Calvin. Par ce geste, ces Réformés souhaitaient désarmer au préalable les critiques avant d’ériger une statue du fondateur de leur Eglise. En France, un monument avait été érigé à Michel Servet à Annemasse en 1908, puis un autre le sera à Valence en 1911. Cette statue de Michel Servet, devant laquelle nous nous trouvons, fut érigée en 1908 à l’initiative du polémiste Henri Rochefort, représentant d'une Droite catholique et nationaliste particulièrement aigrie par la défaite française de 1875 face aux Prussiens et qui accusait volontiers les protestants d’être liés, de par leur religion, aux adversaires de la France.
A cette époque, constate l’historienne Valentine Zuber, ces monuments français furent élevés pour dénoncer d’autres composantes de la société.

Les libres penseurs jouèrent un rôle de premier rang pour faire vibrer ces statues commémoratives. A Paris, ils se réunissaient auprès de la statue du Chevalier de la Barre ; mais lorsque celle-ci fut fondue pour les besoins de l’armée allemande, comme nombre d’autres statues (dont celle de Michel Servet à Annemasse, mais qui fut, quant à elle, heureusement reconstituée en 1960), la Libre pensée vint annuellement au pied de la statue, où nous sommes présentement, pour y dénoncer l’intolérance religieuse. J’ajoute que nos amis de l’Association unitarienne-universaliste de Paris – Île de France, avec des membres de la communauté unitarienne-universaliste anglophone de Paris, se réunirent où nous sommes le samedi 25 octobre 2003 et déposèrent une gerbe en hommage à Michel Servet.

Selon notre tradition unitarienne, de même que nous n’imposons pas de théologie particulière lors de nos cultes, laissant chacun libre d’expliquer ses gestes, ses rites et ses choix, de même nous laissons ici chacun, en conscience, libre de donner le sens qui est le sien pour sa présence à cette cérémonie. Je dirai simplement que nous sommes réunis pour un hommage à un homme que nous admirons et dont nous nous considérons comme étant parmi ses héritiers spirituels.

Sans donc généraliser à tous ceux ici présents, je dirais qu’il est tout à fait légitime pour un chrétien unitarien de se sentir en pèlerinage auprès d’un homme qui, au terme d’un emprisonnement dans des conditions particulièrement inhumaines, connut une Passion à l’égal de celle de Jésus. Il mourut, nous le savons, en martyr. Il mourut à petit feu car les inquisiteurs avaient prescrit du bois vert pour que l’agonie puisse durer. Elle dura effectivement une heure. Il mourut en chrétien et son ultime cri fut un appel à Jésus : “ Jésus, fils du Dieu éternel, aies pitié de moi ! ”. Les narrateurs diront plus tard que, s’il avait dit “ Jésus, Fils éternel de Dieu ”, il aurait eu la vie sauve ! La théologie était, à cette époque là, féroce.

Sans donc généraliser à tous ici présents, je dirais également qu’il est tout à fait normal pour un chrétien unitarien de se retrouver sur la place publique, sur l’agora, afin de partager avec tous les autres humanistes, sans aucune discrimination, les grandes sagesses de notre patrimoine mondial. Michel Servet fut un humaniste et savant de notre Renaissance et, à ce titre, son nom a été donné à des établissements scolaires et à des rues.

Homme seul, théologien sans disciples, initiateur du courant anti-trinitaire mais sans dévots autour de lui, savant sans étudiants, hors Eglise, hors Parti, Michel Servet ne peut pas être enfermé dans un lieu de culte, ni dans une cause ou un mouvement. Nul ne peut revendiquer le monopole de son souvenir. Je crois pouvoir dire que nous avons besoin d’hommes ainsi, au dessus de nos divisions, de nos clans religieux ou politiques, de nos mêlées, et pourtant bien engagés dans le Progrès de l’humanité. Nous avons bien besoin d’hommes ainsi, en ces temps de renouveau du fanatisme politique et religieux. En cela, je dirais qu’il a un destin pédagogique et civique, d’être un exemple de sagesse pour nos générations présentes et futures.

Maintenant, nous allons déposer nos fleurs à ses pieds, pour un hommage à ce qu’il fut ; mais aussi, dans le cœur de beaucoup d’entre nous, ce sera, j’en suis sûr, un geste d’amour.

Bibliographie

La Société de l’histoire du protestantisme français (SHPF)

La bibliothèque de la SHPF dispose de tous les livres de Michel Servet (mais en latin !). En plus, le pasteur Coquerel y a déposé un fonds (mais en anglais !) sur l’unitarisme. Sa famille s’était en effet réfugiée en Angleterre après la révocation de l’édit de Nantes (1685), puis revenue en France après la promulgation de l'édit de Tolérance en 1787. Les documents de ce fonds datent des XVIII-XIXème siècles.
SHPF, 54 rue des Saint-Pères, 75007 Paris, tél. 01 45 48 62 07, site http://www.shpf.fr, ouvert du lundi au vendredi de 14h à 18 heures, le jeudi de 10h à 18h

Avis aux lecteurs en anglais : notre “ rézo ” est demandeur d’un dépouillement et de traductions

Des articles en ligne sur Michel Servet

Nous vous rappelons les excellents articles suivants qui ont été mis en ligne sur les sites suivants :

- Sur “ Profils de libertés ” :
Michel Servet, note de La Rédaction,
La responsabilité entière de Calvin dans le procès et la condamnation de Michel Servet, par Albert Blanchard-Gaillard,
Le manifeste servètien de Sixéna, traduction de Jean-Claude Barbier

- Sur le site “ Autour de la liberté ” de Pierre Raiman que nous avons présenté à nos lecteurs dans notre bulletin n° 58 d'août 2006 : Servet, Castellion, Calvin, le choc des consciences, par Pierre Raiman.

_ Sur le site de l’Unitarian Universalist Historical Society (UUHS),
Michael Servetus, par Peter Hugues.

- Sur le site de Wikipedia
Michel Servet, traduction en français d’un article écrit en anglais sur le même site

- Sur le site de l’Instituto de Estudios Sijenenses Miguel Servet (basé à Villanueva de Sijena, village natal de Michel Servet, en Aragon)
Brûlé à Champel, Servet revit au cinéma, L’hérétique mis au bûcher par la Genève de Calvin inspire un film singulier, par Nic Ulmi, à propos du film d’O. Eckert, article publié le 17 mai 2005 dans la Tribune libre de Genève

Michel Servet et les Témoins de Jéhovah

L’un des rédacteurs en Espagne du journal mensuel “ Réveillez-vous ! ”, édité par les Témoins de Jéhovah, a écrit un article bien documenté et illustré sur Michel Servet “ seul dans sa quête de la vérité ” (mai 2006, pp. 18-21). A noter parmi les illustrations, une gravure du XVe siècle appartenant à la Chapelle royale à Grenade et représentant le baptême forcé des musulmans vivant en Espagne et des portraits de Michel Servet et de Jean Calvin visibles à la Bibliothèque nationale à Madrid. Dans ses livres, Michel Servet utilisa le nom de Jéhovah. Peu de temps avant la publication en 1531 de De Trinitatis erroribus, William Tyndale avait utilisé ce nom dans sa traduction du Pentateuque en anglais à partir de l’hébreux (Bible publiée en 1530). Anti-trinitaires, les témoins de Jéhovah s’intéressent aux Réformes radicales du XVIe siècle (les “ Frères ”, les anabaptistes, les unitariens) et publient assez souvent des articles de vulgarisation sur cette période :

“ Les sociniens, pourquoi n’acceptaient-ils pas la Trinité ? ”, Réveillez-vous ! 22 novembre, pp. 19-22 ; “ Les ‘Frères polonais’, pourquoi furent-ils persécutés ? ”, La Tour de garde, 1er janvier, p. 21 ; “ Un règne de tolérance en période d’intolérance ; la Transylvanie au milieu du XVIème siècle ”, Réveillez-vous ! 22 juin 2002, pp. 11-14 ; “ Ils ont recherché la Route resserrée ”, La Tour de garde, 15 décembre 2003, pp. 9-13 [sur l’Unité des Frères en Tchécoslovaquie] ; “ Qui étaient les anabaptistes ? ”, La Tour de garde, 15 juin 2004, pp. 11-13.


Récents écrits sur Michel Servet en espagnol

Voir sur le site de l’Instituto de Estudios Sijenenses Miguel Servet, des ouvrages récemment publiés en espagnol :

Le volume IV (2005) des Oeuvres complètes de Michel Servet : “ Servet frente a Calvino, a Roma y al luteranismo ”, par Angel Alacala, aux éditions Lacumbe (“ Clasicos Aragoneses ”), 2005. Introduction d’A. Alacala, texte en latin et traduction en espagnol ; avec trois documents qui se trouvait en appendice à la “ Restition du christianisme ” : les 30 lettres que M. Servet écrivit à Calvin et qui constituent une synthèse de sa théologie et de ses propositions pour une réforme radicale, les 70 signes de l’Antéchrist qui marquèrent sa prise de distance par rapport au catholicisme, et l’Apologie contre Melanchton où il signale ses accords et désaccords avec le luthéranisme.

“ Miguel Servet (1551-1553) y la geograpfia de su tiempo ”, par D. Joaquim Bosque Maurel, dans Estudios Geograficos (revue du Conseil supérieur de recherche scientifique), vol. LXVI, janvier-juin 2005, pp. 43-69. A partir de ses annotations sur la géographie de Claude Ptolémée, Michel Servet apporta une importante contribution à la géographie à l’heure de la Renaissance.

“ Miguel Servet, Luz entre Tinieblas ”, par l’Instituto de Estudios Sijenenses Miguel Servet (2006), actes du Congrès international organisé à Zaragosse et à Villanueva de Sijena en octobre 2004 pour le 150ème anniversaire de la mort de Michel Servet, plus une sélection des textes de M. Servet et une bibliographie, 363 p. au total.

"Luces y Sombras de la Ilustración, Libertad y Convivencia" (Lumières et ombres de la connaissance. Liberté et coexistence), par José Bada Panillo, 2006, Mira Editores. Zaragoza. Les deux premiers chapitres portent sur Michel Servet, dont le martyr, selon l’auteur, provoque un réel tournant en Europe pour la prise de conscience que la foi devait être un acte tout à fait libre : chap. 1 – Liberté de conscience et persécution des hérétiques; chap. 2 – Foi, conscience et confession ecclésiale. Comment concilier aujourd’hui transmission de la foi et cohabitation citoyenne ?

Libres propos

Les avis de nos lecteurs

“ Merci encore pour cette revue d'excellente qualité et gratuite ” (Nicolas Semaille, Mons, le 28 août) ; “ J'ai bien reçu la correspondance que je lis toujours avec beaucoup d'intérêt et de plaisir ” (Raphaël Chiantello, Annecy, le 28 août) ; “ Merci, Jean-Claude, pour ce bulletin particulièrement intéressant ! ” (Edith Kuropatwa-Fèvre, Bruxelles, le 29 août). Et merci à vous tous pour vos encouragements. Le rézo.

Musulman ? Chrétien ? Mon dilemme ontologique

Hassan Aslafy, le 02.08.2006 sur son blog personnel

J'ai toujours cherché à dépasser le clivage imposé par ma double origine musulmane et chrétienne. Avec les grandes difficultés que l'on imagine, et les tensions liées à la forte pression communautaire qui caractérise l'Islam.

Mon chemin a été un long pèlerinage pour retrouver des sources non duelles...Il m'a mené de l'Inde, à Jérusalem, au Caire, en Afrique noire, mais également à la fréquentation assidue de traditions ésotériques et spirituelles diverses. J'ai toujours, en priant avec mes frères musulmans, ressenti cette fibre chrétienne de la personne, du prochain et du Dieu vulnérable dans les victimes et les plus faibles. J'ai souvent, avec mes frères chrétiens, été choqué par la perte du sens du sacré, la sécularisation de la vie quotidienne, le manque de simplicité du culte et de la célébration... En fréquentant les peuples premiers en Afrique, j'ai également découvert le respect de la terre comme Etre vivant, des ancêtres, des anciens... En fréquentant l'Inde et les Maîtres orientaux, j'ai découvert l'importance de l'expérience intérieure, de la méditation, du corps-énergie, le respect profond des animaux.

J'ai cherché comme un noyé une issue à mon dilemme ontologique, qui ne soit ni une fuite dans une appartenance exclusive, ni dans une secte, ni même dans le refus et le déni de la question, par l'agnosticisme désabusé et cynique qui est tellement de mise aujourd'hui. Depuis que je travaille la question d'Al Andalus, en me référant à de multiples sources, j'ai commencé à réviser quelques préjugés généraux, puis à plonger plus avant dans cette histoire. Je ne me serais jamais douté que l'étude de cette période allait m'ouvrir la voie qui permettrait la sortie de mon dilemme !

C'est la piste de soufis hétérodoxes, comme Ibn Arif et Ibn Arabi, mais également l'historiographie musulmane, et les quelques indications issues d'historiens anglo-saxons et de quelques espagnols bannis, qui m'ont orientés vers les hanifs. Puis les hanifs espagnols vers les unitariens de tous ordres qui étaient nombreux à cette époque riche en hérésies, et souvent en lutte contre l'emprise de l'Eglise catholique trinitaire. Cette intérêt m'a permis de remonter le fleuve vers les unitariens contemporains et les universalistes. Voilà ou j'en suis et me réjouis de commencer à percevoir une nouvelle lueur à l'horizon !

Informations

Les chrétiens unitariens et l’Afrique noire francophone

À l’occasion d’un séjour en France d’Albert Gandonou, Béninois, catholique, fondateur du mouvement Chrétiens pour changer le monde (courriel : chretienspourchangerlemonde@yahoo.fr) et membre honoraire de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), une réunion a eu lieu à Paris le vendredi 15 septembre avec, autour de lui, Bernard Biro, président de l’AFCU, Jean-Claude Barbier, secrétaire général, et le pasteur Pierre-Jean Ruff, lui aussi membre honoraire de l’association. La CU a présenté le mouvement Chrétiens pour changer le monde dans son bulletin n° 37 de novembre 2004

Constatant que des communautés chrétiennes libérales, dont les assemblées chrétiennes unitariennes au Burundi et au Congo (qui sont partenaires de l’AFCU), sont en émergence en Afrique noire, nous pensons qu’une mise en réseau sous la forme d’un groupe de travail informel, respectant les identités des uns et des autres, serait utile pour mobiliser les énergies qui peuvent se sentir isolées. La réussite de la Fédération des réseaux des parvis en France et celle du Réseau pour un autre visage d’Eglise et de société (Pavés) en Belgique montrent la fécondité d’une telle dynamique qui peut s’appuyer sur les progrès de l’Internet : échanges épistolaires, lettres circulaires, bulletins, ouverture de blogs et de sites, etc. Très minoritaires, les chrétiens libéraux de toute obédience doivent mettre à profit les moyens modernes pour valoriser leurs actions. Au Bénin et au Togo, les “ Chrétiens pour changer le monde ” sont en relation, entre autres, avec l’Eglise méthodiste et un autre mouvement catholique d’origine charismatique, Fondacio qui les rejoint tout à fait avec son sous titre “ Chrétiens pour le monde ”.
Fondacio “ Chrétiens pour le monde ” est présent dans plusieurs pays d’Afrique noire : Côte d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Bénin et Congo-Brazzaville.

Du 17 au 24 février 2007, pour le 10ème anniversaire de son existence, Chrétiens pour changer le monde va organiser des rencontres sur le thème “ Proposer la bonne nouvelle de la scandaleuse miséricorde du Dieu de Jésus dans le respect des peuples et de leurs religions ” et dans plusieurs villes du Bénin et du Togo : Lomé, Cotonou, Porto-Novo, Ifangni, Parakou. Ce mouvement insiste pour que le christianisme soit respectueux des religions coutumières.

Les unitariens sont eux aussi directement visés par la montée de l’antisémitisme

Le site des chrétiens unitariens italiens a été victime de l’attaque d’un hacker ; le disque dur du webmestre a été détruit. Roberto Rosso pense que c’est à cause du nom de Jésus écrit en caractère hébraïque sur son logo.

Souvenons nous de la montée des grands totalitarismes au XIXème siècle, que ce soit le nazisme ou le bolchevisme. Cela commença par des “ intimidations ” musclées ; or nous ne pouvons que constater que celles-ci se multiplient dans l’actualité présente au moindre prétexte. Pensons aux paroles du pasteur Martin Niemoller, président des Eglises réformées de Hesse-Nassau, 1950 : “ Lorsque les nazis vinrent chercher les communistes, je me suis tu : je n’étais pas communiste. Lorsqu’ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je me suis tu : je n’étais pas social-démocrate. Lorsqu’ils sont venus chercher les juifs, je me suis tu : je n’étais pas juif. Lorsqu’ils sont venus chercher les catholiques, je me suis tu : je n’étais pas catholique. Lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester ”.

Mariage unitarien-universaliste en France

À la demande d’un jeune couple canadien, notre réseau l’a accompagné dans la préparation spirituelle de son mariage. La cérémonie eut lieu le 21 septembre au nord-est de Montpellier, dans une chapelle privée mise par son propriétaire à la disposition de l’Eglise réformée de France (ERF). Pierre Jean Ruff, pasteur de l’ERF et par ailleurs membre honoraire de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), bénit les nouveaux époux selon la formule suivante (celle de son Eglise, adaptée à la spiritualité des intéressés) : “ Que Dieu, ou selon l’expression qui vous est personnellement chère, l’Energie de l’Univers, vous conduise sur la route où vous marchez ensemble. Qu’il l’éclaire jour après jour de sa présence et de son amour. Qu’il vous donne le bonheur promis à ceux et à celles qui se confient en lui. Et sa joie, avec la joie de tous vos êtres chers, sera votre force ”.

En plus du discours d’accueil de l’Eglise officiante par P.-J. Ruff, deux autres discours accueillirent les nouveaux venus en France pour un séjour d’un an, leurs parents et amis venus pour l’occasion, et les amis déjà fait sur place : Jean Combe (membre de la Fédération des réseaux du parvis) au nom des catholiques libéraux et Jean-Claude Barbier au nom des unitariens français.

Pour la plupart des participants, ce fut l’occasion de découvrir, avec intérêt, émotion et joie, les rituels unitariens que sont l’allumage de la flamme du calice et la cérémonie des fleurs. Tous étaient fort heureux, les mariés en premiers car tel était leur projet, de cette célébration adaptée, personnalisée, imaginative, créatrice de lien social.


          

 

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